Ambassadeurs 

01.08.2015

La Côte-Nord, décrire l’immensité

Par Geneviève Marchand, inf.
Route 138. Crédit photo Éric Maillet
  • Je me rends comment chez vous?
  • Prends la route 138 jusqu’à Baie-Sainte-Catherine. Rendu là, tu prends le traversier et de l’autre côté, tu es arrivée. Tu ne peux pas te tromper, il n’y a qu’une seule route.
  • Oui mais, tu es arrivée où?
  • À Tadoussac. C’est la porte d’entrée principale de la Côte-Nord.
  • Ah d’accord et le chemin le plus court pour aller au bout de la côte?
  • Prends l’avion. De toute façon, tu n’auras pas d’autre choix. Il n’y a plus de route après Kégaska.
  • Plus de route??? Impossible.

Comme plusieurs nord-côtiers d’adoption, je me demandais bien où j’allais atterrir la première fois que je me suis rendue sur la Côte-Nord…

Tu accostes en bikini à Tadoussac et rendu à Blanc-Sablon tu sors ton Anorak. C’est ainsi qu’un ami nord-côtier résume souvent la région. Bien que ce soit exagéré, je trouve que son expression reflète bien l’immensité du territoire dans lequel j’ai la chance de vivre, travailler et profiter de la vie.

Quand une région s’étend sur plus de 1 300 km de littoral et que certaines villes comme Fermont se situent à plus de 600 km au nord du fleuve Saint-Laurent, il faut s’attendre à ce que les paysages et le climat changent à la mesure que les kilomètres s’accumulent au compteur mais il faut aussi s’attendre à ce que chaque ville et village offrent quelque chose d’unique et différent de son voisin.

D’urbain à isolé, impossible de ne pas trouver l’endroit qui nous convient car ici, il y en a pour tous les goûts.

Sur la Côte-Nord, j’ai trouvé un terrain de jeu tellement grand que je n’ai pas encore réussi, même après six ans, à faire le tour et à explorer toutes les possibilités qui s’offrent à moi. C’est sans doute pour cette raison que je trouve particulièrement difficile de décrire MA région. L’immensité ça se vit, ça ne se décrit pas.

 

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